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Dernières Infos - Yémen

Les houthis menacent de frapper les intérêts américains dans la région en cas d'intervention de Washington


Des militaires houthis lors d'une cérémonie à Sanaa, le 20 septembre 2026. Photo Mohammed HUWAIS / AFP

Les houthis du Yémen frapperont les intérêts américains dans la région en cas de soutien des États-Unis à l'Arabie saoudite ou d'une intervention dans le détroit de Bab el-Mandeb, a mis en garde un conseiller militaire du mouvement pro-iranien dans un entretien à l'AFP.

Si les États-Unis « osaient soutenir l'Arabie saoudite par des frappes aériennes ou un appui aérien (...) nous considérerions tous les intérêts américains autour de nous comme des cibles », a affirmé Abed Mohammed al-Thawr, conseiller du ministre chargé de la Défense dans le gouvernement autoproclamé des combattants houthis. Le conseiller militaire a également qualifié de « ligne rouge » une éventuelle intervention américaine dans le détroit de Bab el-Mandeb. Ce passage reliant l'Europe à l'Asie via la mer Rouge et le canal de Suez, déjà très emprunté avant la guerre au Moyen-Orient, est devenu encore plus important pour le commerce mondial et notamment pour l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, depuis que l'Iran verrouille le détroit d'Ormuz de l'autre côté de la péninsule arabique.

Le Yémen a replongé dans la guerre en juillet après plusieurs années d'accalmie, entraîné dans le conflit régional déclenché fin février par l'offensive américano-israélienne contre l'Iran. Les houthis, qui contrôlaient jusque-là une grande partie du nord du pays, dont la capitale Sanaa, ont progressé sur la côte ouest en quelques jours et renforcé leur contrôle sur le détroit de Bab el-Mandeb. Ils ont aussi frappé l'Arabie saoudite, alliée du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale, notamment Riyad samedi dernier.

Selon des médias américains, Donald Trump a refusé d'ordonner des frappes contre les houthis à la demande de l'Arabie saoudite - à la peine face à ces combattants malgré sa puissance militaire. Dimanche selon Fox News, le président américain a affirmé que les houthis avaient accepté de ne pas s'en prendre aux États-Unis, comme pour justifier sa décision de ne pas les frapper.

Le royaume saoudien a de son côté riposté avec des frappes régulières sur les zones du Yémen contrôlées par les houthis, sans parvenir pour l'heure à les faire reculer. Les combats ont déjà fait des centaines de morts depuis septembre, selon des sources au sein des houthis et des forces gouvernementales.

La guerre au Yémen a éclaté en 2014 quand les houthis ont pris le contrôle de la capitale Sanaa puis d'autres régions, déclenchant en 2015 une intervention militaire menée par l'Arabie saoudite. Une trêve avait été conclue en 2022 mais les combats ont repris en juillet.

Les houthis du Yémen frapperont les intérêts américains dans la région en cas de soutien des États-Unis à l'Arabie saoudite ou d'une intervention dans le détroit de Bab el-Mandeb, a mis en garde un conseiller militaire du mouvement pro-iranien dans un entretien à l'AFP.Si les États-Unis « osaient soutenir l'Arabie saoudite par des frappes aériennes ou un appui aérien (...) nous considérerions tous les intérêts américains autour de nous comme des cibles », a affirmé Abed Mohammed al-Thawr, conseiller du ministre chargé de la Défense dans le gouvernement autoproclamé des combattants houthis. Le conseiller militaire a également qualifié de « ligne rouge » une éventuelle intervention américaine dans le détroit de Bab el-Mandeb. Ce passage reliant l'Europe à l'Asie via la mer Rouge et le...